Recruter un directeur financier prend souvent six mois, parfois davantage.
Une entreprise, elle, vit en temps réel.
C’est le paradoxe que pointe Dorothée Jaunez (Momen) dans une tribune au titre parfait : « Le dirigeant idéal existe, il arrive dans six mois… »
Pendant ces mois d’attente, que se passe-t-il ?
La clôture se fragilise.
La banque n’a plus d’interlocuteur.
Les décisions d’investissement attendent.
L’équipe finance travaille sans cap – et les meilleurs commencent à regarder ailleurs.
Ce coût-là n’apparaît sur aucune ligne du compte de résultat.
C’est précisément pour cela qu’on le sous-estime.
Le vrai sujet n’est pas le coût du recrutement : c’est le coût de la chaise vide.
Le management de transition répond exactement à cela. Ce n’est ni un intérim de luxe, ni un concurrent du recrutement. C’est une réponse au temps.
La première semaine d’un DAF de transition : sécuriser le cash, tenir le calendrier de clôture, écouter l’équipe, arbitrer trois priorités.
Pendant ce temps, le recrutement suit son cours – sereinement, sans précipiter un mauvais choix.
Et le jour où le titulaire arrive, il trouve une maison en ordre et une passation écrite. Les deux approches ne s’opposent pas : elles se succèdent.
Je ne suis pas neutre : c’est mon métier depuis 2014.
Alors plutôt qu’un argument, je vous propose un exercice.
Prenez une fonction clé restée vacante chez vous plusieurs mois. Chiffrez : les décisions repoussées, les conditions bancaires, le temps des autres dirigeants absorbé, les départs dans l’équipe. Comparez au coût d’une transition.
Avez-vous déjà chiffré ce que coûte un siège vide dans votre comité de direction ?
#ManagementDeTransition #DAF #Recrutement #Gouvernance #Finance