De l’intérêt d’être altruiste… leçon de choses 🙂

Il est des savoirs que chaque génération redécouvre à ses dépens.
Parmi eux, un principe fondamental : nul ne peut survivre durablement sans contribuer à la survie de ceux qui l’entourent.
Autrement dit : chacun a intérêt à être altruiste.
C’est ce qu’on appelle l’altruisme rationnel.
Il a traversé les âges, des textes sacrés aux théories économiques, et pourtant… il semble que l’Histoire doive sans cesse le rappeler, souvent trop tard.
De ce principe découlent trois évidences :
1. Celui qui ne donne rien doit se faire craindre pour obtenir.
2. Mais la peur s’use. Elle demande toujours plus de moyens.
3. Et un jour, ceux qu’on n’aide plus et qui n’ont plus peur… s’éloignent, se protègent, ou cherchent un autre allié.
Le prédateur solitaire échoue toujours.
L’altruiste rationnel, lui, bâtit des alliances, inspire confiance, et survit aux tempêtes.
On devrait enseigner cela à l’école, avec des exemples historiques, des cas pratiques. Cela éviterait bien des erreurs.
Aujourd’hui encore, ce principe est mis à l’épreuve.
Quand une puissance, autrefois pilier du multilatéralisme, choisit la menace, l’unilatéralisme et le repli, elle oublie que sa force vient moins de sa peur que de la confiance qu’elle inspire.
Les conséquences sont prévisibles : désolidarisation, réarmement, prolifération.
Car quand l’altruisme disparaît, la peur devient la seule monnaie. Et elle finit toujours par se dévaluer.
Reste à espérer que les forces vives d’une grande démocratie sauront entendre l’alerte. Et qu’il n’est pas trop tard pour se souvenir de ce que l’Histoire nous a pourtant déjà appris.